La pire catastrophe humanitaire et environnementale de l’histoire du Brésil passée sous silence pendant la COP 21

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Jeudi 5 novembre 2015, le cinquième plus grand fleuve du Brésil, le Rio Doce a dû subir, dans l’indifférence la plus totale, une vague géante qui a englouti plusieurs habitations et a couté la vie à 17 personnes. Le plus jeune n’avait que 5 ans ! Les blessés se comptent par dizaines et les disparus aussi. La vague a aussi emporté dans son passage plusieurs espèces animales : poissons, amphibiens, insectes, tortues, etc

Mariana, une ville de l’État de Minas Gérais, dans le sud-est du Brésil, a été le théâtre d’une catastrophe sans précédent : Fundao, un barrage minier appartenant à la compagnie Samarco, s’est rompu et a déversé des déchets de minerais de fer, provoquant une immense coulée de boue toxique. Ce barrage retenait des boues dangereuses pour l’environnement.

Le village de Bento Rodrigues situé en aval du fleuve Rio Doce a été complètement inondé et les maisons englouties jusqu’au toit par une boue rouge et épaisse. Et le désastre ne s’arrête pas là ; la vague a continué son chemin meurtrier. Elle a coulé le long du fleuve et répandu la mort partout où elle est passée sur une distance de 650 kilomètres. Elle s’est jetée enfin dans l’océan où elle a déversé, là encore, ses déchets toxiques.
Des hélicoptères ont survolé la région et nous ont transmis les photos désastreuses de la catastrophe que le Brésil vient de vivre.

État d’Espirito Santo. Cette photo a été prise le 24 novembre 2015, soit 3 semaines après la catastrophe.

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Estuaire du Rio Doce : une vue aérienne de l’embouchure du fleuve et de la mer

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La mer envahie par la boue toxique charriée par le fleuve. Elle prend alors une couleur rougeâtre. Toutes formes de vie sont tuées par les déchets toxiques qui continuent de ravager tout sur leur passage. Que faire face un désastre pareil, est-il possible de l’arrêter ?

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Le Rio Doce est le cinquième plus grand fleuve du Brésil. Plusieurs villages en dépendaient car il apportait de l’eau et de la nourriture à des milliers de foyers.

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Fundao, un barrage de déchets de minerais de fer situé dans l’État du Minas Gerais, au Brésil, a cédé le 5 novembre. Il a libéré une immense coulée de boue toxique qui s’est répandue sur 650 kilomètres et a dévasté de grandes zones protégées de la forêt tropicale.

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Bento Rodrigues, un village situé en aval du barrage, est entièrement englouti par la vague de boue. Bilan : 17 morts, des dizaines de blessés et de disparus.

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À cause de ce désastre humain et environnemental, des milliers de personnes se sont retrouvées sans domicile et 80.000 personnes sont privées d’eau.

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Le fleuve Rio Doce apportait la vie à des milliers de foyers situés tout le long de ses berges. Les pêcheurs vivaient de ses poissons et les agriculteurs irriguaient leurs champs grâce à ses eaux. La mort de ce fleuve est certainement une catastrophe pour toute cette population.

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Une vie sauvée, celle d’une chienne. Elle était piégée dans l’épaisse boue toxique.

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Presque entièrement embourbé, ce cheval a la chance qu’un sauveteur soit là pour le calmer en attendant l’arrivée de renfort pour le sortir de la boue rougeâtre.

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Un petit cercueil et un grand drame. Il s’agit de la plus jeune victime de cette catastrophe ; un enfant âgé à peine de 5 ans.
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Les traces de la catastrophe sont visibles partout dans la ville, même les balançoires sont embourbées de déchets toxiques comme en témoigne la photo ci-dessous.

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En plus des pertes humaines, cette catastrophe a un impact environnemental sans précédent. Des milliers d’animaux aquatiques ont été victimes de cette boue toxique. Ils ont connu une mort lente et douloureuse. Certains agonisent encore dans la boue.

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L’instinct de survie n’a pas été suffisant pour ces poissons. Ils ont beau remonter à la surface pour essayer de respirer et survivre, rien n’y fait. Ils suffoquent et finissent par mourir.

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Un désastre mortifère. Micro-organismes, planctons, plantes, crevettes d’eau douce, tortues, poissons, ils meurent tous dans d’abominables souffrances.

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La vague de la mort n’épargne aucune sorte de vie, que les espèces soient protégées ou non.

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Lorsque le barrage a cédé, il a signé l’arrêt de mort du Rio Doce. Ce fleuve généreux, abritant des centaines voire des milliers d’espèces est définitivement mort. Il dégage une odeur pestilentielle. Il est devenu le lit de la souffrance et de la mort.

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Il ne reste aux survivants que la tristesse et la douleur à l’image de ce pêcheur qui pleure son fleuve nourricier. Le Rio Doce était la vie de ses ancêtres, et le futur de ses enfants. Maintenant que le fleuve est mort, il n’a plus rien.

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