Il faut cesser de croire à ces 11 mythes sur la psychologie

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Il est peu probable de rencontrer quelqu’un qui n’ait jamais fait un test de psychologie, de ceux qui prétendent déterminer notre type de perception, de personnalité, etc… Lors des entretiens d’embauche, ils permettent de tester notre résistance au stress et notre attitude face aux conflits ; mais en psychologie, il existe aussi une multitude de stéréotypes qui ne méritent pas tous notre confiance.

Sympa te présente certaines idées reçues sur la psychologie qu’il est temps d’oublier pour toujours.

1. Personnes auditives et visuelles.

Pendant longtemps, on a essayé de déterminer quel type de perception était le plus répandu, et comment il fallait étudier : écouter, observer, écrire ou toucher. Bien sûr, chaque personne a généralement un type de perception prédominant, mais les recherches actuelles montrent qu’en réalité, cela n’influence pas l’apprentissage : tout dépend des capacités cognitives et du désir de l’élève.

2. La journée est plus heureuse avec un sourire.

Pendant longtemps, le sourire a été considéré comme l’astuce psychologique idéale. On croyait qu’en souriant constamment, on pouvait transformer un sourire forcé en sourire réel. On sait désormais que la tentative de suppression et de dissimulation des émotions négatives peut s’avérer néfaste. En fait, un sourire forcé peut avoir un effet positif sur ton humeur seulement si tu n’es pas sujet à de fortes émotions négatives.

3. Une pose de super-héros.

En 2010, Amy J.C. Cuddy a réalisé une enquête qui a suggéré que certaines poses nous faisaient ressembler à Wonder-woman ou Superman étaient capables de nous faire sentir plus forts, plus en sécurité, et de nous aider à combattre le stress. De nouvelles recherches menées en 2015 avec un plus grand nombre de participants, sous la direction d’Eva Ranehill, ont montré que de telles poses n’influençaient en rien la confiance en soi et n’avaient pas d’effet particulier.

4. Les opposés s’attirent.

Cette expression courante fait partie de l’un des mythes les plus anciens de la psychologie : on connaît tous cette théorie selon laquelle les opposés s’attirent, et qu’un couple se compose souvent de deux personnes qui ne se ressemblent pas.

La réalité est toute autre : on choisit des gens qui nous ressemblent en termes d’apparence physique, de valeurs, d’éducation et même d’aptitude à la communication.

5. Le “brain-storming” est utile pour la création.

Le brainstorming est souvent considéré comme utile pour les personnes créatives : il aide à trouver de nouvelles idées, approches et solutions. En réalité cela ne fonctionne pas toujours, et le brainstorming génère parfois même de la pression : les participants doivent trouver de nouvelles idées, mais ils redoutent en même temps l’opinion des autres, ce qui les empêche de développer complètement leurs propositions. Le travail le plus efficace s’effectue tout seul, et ensuite seulement on peut analyser de façon collective les idées proposées.

6. Crier permet de libérer sa colère.

Les films et les livres veulent nous faire croire que lorsque l’on est énervé, il faut sortir et crier : c’est la meilleure façon de libérer sa colère. En réalité, la recherche montre que le fait de crier ne fait que renforcer la colère. Si tu es en colère, il est préférable d’en analyser les raisons et de rationaliser ce sentiment, par exemple en notant les causes et les conséquences possibles de la situation. Alors la charge émotionnelle diminuera et une solution constructive pourra être trouvée.

7. L’hémisphère droit est créatif, et le gauche est rationnel.

Les hémisphères ne sont pas divisés en capacités créative et analytique ; ils travaillent ensemble. Certes, l’activité de certaines zones du cerveau se fait plus intense lorsque l’on réalise des tâches particulières, qu’il s’agisse de peindre un tableau ou de faire des calculs mathématiques, mais il n’y a pas de séparation claire des fonctions entre chaque hémisphère.

8. La crise de la quarantaine est inévitable.

Bien sûr qu’elle est “évitable”. Selon des données récentes, seuls 10% de la population souffre de la crise de la quarantaine. Certes, on peut se faire une montagne de son âge et craquer psychologiquement, mais en réalité il s’agit plutôt d’une exception que d’une règle.

9. La personnalité se forme jusqu’à l’âge de 25 ans.

Pendant longtemps, les psychologues ont considéré qu’à l’âge de 25 ans, la personnalité avait déjà déterminé ses valeurs et principes ainsi qu’une structure stable et formée. Mais il n’en est rien ! En réalité, notre caractère se forme tout au long de notre vie, et sa “stabilité” globale n’est pas atteinte à un âge particulier. D’ailleurs, avec l’âge, les gens deviennent plus tolérants et plus justes, et les femmes en particulier apprennent à réagir plus calmement à leur environnement.

10. Le test de Rorschach est le meilleur moyen de caractériser la personnalité.

Pendant longtemps, et dans certains cas jusqu’à aujourd’hui, le test de Rorschach a été utilisé pour identifier les troubles cachés de la personnalité, et a été considéré comme fiable. Pourtant, Rorschach lui-même n’a pas proposé de l’utiliser pour évaluer la personnalité, car son interprétation est très subjective : les résultats de la recherche dépendent davantage de la personne qui l’évalue que de la personne qui effectue le test.

11. Le test de Lüscher ne se trompe jamais.

Avec celui-ci non plus, tout n’est pas aussi simple. Initialement, ce test a été utilisé pour évaluer le caractère, mais il ne peut pas être considéré comme un outil scientifique sérieux, car le concept de caractère est bien plus profond qu’une évaluation basée sur un choix de couleurs. En fait, le test de Lüscher est un objet de recherche indéterminé, et en tant que telle, sa méthodologie n’a pas été entièrement comprise. Toutefois, même si les résultats ne peuvent pas être pris au sérieux, on peut le faire pour s’amuser ou pour se découvrir soi-même.