Ces clichés poignants révèlent la vie dans un bordel à Bangladesh et c’est à briser le cœur…

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Nombreux sont les pays où la prostitution est légale et acceptée. Mais cela ne signifie pas pour autant que les travailleurs du sexe vivent dans de meilleures conditions. Au contraire, dans certains pays comme le Bangladesh, les prostituées vivent misérablement dans l’enfer d’un bordel, comme Kandapara qui est d’ailleurs le plus vieux du pays !

Pour révéler au monde entier le quotidien de ces prostituées, la photojournaliste allemande Sandra Hoyn a décidé de visiter cette ville séparée du monde extérieur par une grande muraille…

 À travers une série de clichés poignants, Sandra Hoyn nous fait découvrir la triste réalité de ces femmes qui n’ont aucun choix que de rester et travailler dans ce bordel !

Le cliché précédent montre les toits et les limites du bordel de Kandapara. Situé dans le district de Tangail, ce bordel est le plus ancien de Bangladesh et également le deuxième plus grand. Les statistiques indiquent que plus de 700 travailleurs du sexe y vivent dans des conditions déplorables et avec leurs enfants…

Les femmes qui y travaillent sont pour la plupart issues de familles très pauvres ou nées dans l’enceinte de ce grand bordel vieux de 200 ans.

Elles ont commencé à vendre leur corps dès l’âge de 14, voire 12 ans… Certaines femmes ont même été vendues par leur propre famille ou par leur mari !

Kajol, 17 ans, est mariée depuis neuf ans. Elle a un fils de six mois.

 

Malheureusement, ces prostituées ne sont pas traitées comme tous les autres citoyens dans ce pays où 50 % des gens vivent en dessous du seuil de pauvreté : elles n’ont pas de liberté et ne jouissent pas des droits de l’homme.

Voici à quoi ressemble la chambre d’une de ces filles :

En gros, une fois qu’elles ont été vendues et achetées, elles

appartiennent aux propriétaires du bordel et ne peuvent retrouver leur liberté qu’après avoir payé toutes leurs dettes…

 

Dipa, 26 ans, est en larme, car elle vient d’apprendre qu’elle attend un enfant d’un de ses clients depuis deux mois.

Malheureusement, ces femmes ne veulent pas souvent quitter le bordel après avoir payé leur due étant donné que la société se refuse à les accepter et elles sont marginalisées parce qu’elles étaient d’anciennes prostituées. Elles continuent donc leur ancien métier et deviennent indépendantes (c’est-à-dire qu’elles ont au moins le droit de refuser des clients).

Des préservatifs usagés comme on en voit souvent dans les rues sales de Kandapara…

Ici, Papia doit gérer deux clients en même temps :

Après la mort de ses parents, elle s’est mariée très jeune, mais a dû ensuite faire un séjour en prison pour trafic d’héroïne. C’est là-bas qu’elle a entendu parler du bordel comme moyen de se faire de l’argent rapidement…

Ces femmes attendent des clients potentiels dans les rues étroites de Kandapara.

« Si je pouvais m’échapper, où irais-je ? » déclare l’une des prostituées. « Mes parents m’ont toujours détesté et ils ne me veulent pas. Nous devons toutes nous résigner au fait que nous sommes esclaves, et comme des esclaves, nous devons mourir ».

Ces jumeaux sont nés il y a à peine 5 jours. Jhinik, leur maman de 20 ans, ne leur a pas encore donné de noms qu’elle doit déjà reprendre le travail !

Évidemment, le prix du service dépend de l’âge et de la beauté de chaque fille, et également de la qualité de sa chambre. À Kandapara, les prostituées gagnent en moyenne 10 dollars par jour après avoir satisfait une quinzaine ou même une vingtaine de clients

Bien que musulmanes, ces femmes ne doivent pas porter le voile dans l’enceinte du bordel où c’est interdit, même si elles devront le porter à l’extérieur…

Pour paraître plus saines, plus jolies, donc plus attirantes et séduisantes, la plupart des prostituées de Kandapara sont contraintes de prendre de l’Oraxedon, un stéroïde initialement utilisé par les agriculteurs pour engraisser leur bétail !

Un client s’approche de Priya, 19 ans, pour l’embrasser :

Mais au moins, ces femmes connaissent des jours heureux, même si la plupart ont des histoires très tristes. Par exemple, elles profitent pleinement de leur temps libre pour bavarder, plaisanter ou danser entre filles.

Priya, prostituée depuis ses 17 ans, s’amuse à taquiner un ami :

Elles ont toujours des rêves, notamment celui de gagner assez d’argent pour se construire une maison à l’extérieur du bordel pour y faire de vieux os, vivre indépendamment des hommes, et avoir assez pour offrir une meilleure vie et éducation à leurs enfants…

Espérons qu’un jour, ce pays reconsidère la situation de toutes ces personnes pour qu’elles puissent vivre pleinement comme tout le monde et réaliser un jour leurs rêves !